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"Certains investisseurs sont revenus vers nous alors même qu’il n’existait plus de dispositif d’accompagnement..."


Vous prévoyez le futur achat d'un appartement neuf dans tout le Grand Ouest, de Brest à Paris ou encore de Caen à Bordeaux, en passant par Rennes, Vannes, Nantes...?  Promoteurs, Experts, Observatoires du Logement...
Chaque mois OIN donne la parole à celles et ceux qui bâtissent sur les territoires. Sans rien céder sur leur engagement même en cette période !

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Le statut du bailleur privé est opérationnel depuis le lendemain de la publication de la loi de finances pour 2026, soit le 21 février 2026. La loi fixe très clairement les principes, les conditions et les modalités d’application du dispositif (...)
Et pourtant !
Contre toute attente, une partie des acteurs du logement semble presque déstabilisée par cette simplicité. Comme si un dispositif clair, directement applicable, relevait désormais de l’anomalie. Il faut dire que notre secteur a été longtemps habitué à l’inverse (...) " 
Ces propos, c'est le Président de la FPI, Pascal Boulanger, qui les tient dans un édito très remarqué sur les RS.

Soit une alerte sur le mode du "Allez-y, que diable!" adressé à l'ensemble de son éco-système qui resterait trop attentiste (désarçonné devant autant de simplicité ? ). C'est la question que nous avons notamment posée à la Présidente de la FPI Bretagne, Nolwenn Lam Kermarrec







Ouest Immobilier Neuf
Le statut de bailleur privé 2026: parlons-en ! Pascal Boulanger, président de la FPI, insistait récemment comment ce nouveau statut pour l’investissement locatif était opé-ra-tion- nel rapidement: “la loi de finances en fixe clairement les principes, les conditions et les modalités. Elle est autoportante .” Or, votre écosystème se montrerait encore...attentiste, déplore-t-il. Paradoxal, non ? 

 
Nolwenn Lam Kermarrec 
 
L’un des points importants à souligner est que ce dispositif est opérationnel immédiatement, sans attendre de nouveaux décrets d’application. Cela fait déjà un certain temps que nous plaidons pour la mise en place d’un mécanisme permettant d’accompagner et de stimuler l’investissement locatif. L’objectif est précisément d’apporter un cadre plus incitatif aux investisseurs. Il est encore trop tôt pour en mesurer les effets à venir mais, sur le papier, ce statut a de quoi relancer la machine. 

L’investissement immobilier reste un investissement patrimonial solide, surtout dans un contexte économique très fluctuant et parfois insécurisant. Dans ce type d’environnement, posséder un bien immobilier, en particulier en Bretagne, demeure une valeur refuge. C’est un actif qui résiste généralement mieux aux aléas des marchés financiers, souvent soumis à des facteurs extérieurs difficiles à maîtriser. 

Nous l’avons d’ailleurs observé en 2025 : certains investisseurs sont revenus vers nous alors même qu’il n’existait plus de dispositif d’accompagnement. Beaucoup nous disaient : « Nous ne voulons plus mettre nos projets en attente, nous voulons avancer. » 

Cependant, cela ne s’est pas traduit par un effet de volume. Il manquait un levier pour accompagner et sécuriser la décision d’investir. Nous avons constaté davantage de prises de contact et de demandes d’informations, mais la transformation en projets concrets restait limitée. 
 
L’objectif aujourd’hui est donc de favoriser cette transformation
et d’enrayer la baisse des ventes aux investisseurs.  

En Bretagne, leur part est tombée à 23 % en 2025, ce qui représente une chute importante. Le véritable enjeu est de permettre le rebond nécessaire du marché immobilier. 

OIN 
Certains professionnels estiment cependant que les dispositifs d’aide ne suffiront pas à relancer le marché. Selon eux, le véritable problème reste le prix de sortie des logements neufs, jugé trop élevé par rapport à la capacité d’emprunt des investisseurs et des primo-accédants. Que leur répondez-vous ? 

Nolwenn Lam Kermarrec 
 
Il faut regarder l’ensemble des facteurs qui composent le prix final d’un logement. Bien sûr, le prix du foncier joue un rôle important, notamment dans une région comme la Bretagne, qui reste très attractive. Le marché de l’ancien influence également la valeur des biens. 
 
Mais il ne faut pas oublier que le coût d’un logement ne se limite pas à la construction. Il y a aussi le coût des études, des certifications, des exigences techniques et environnementales, ainsi que l’ensemble des normes qui s’ajoutent progressivement. Tout cela contribue à augmenter les coûts. 
 
Nous construisons aujourd’hui en France les logements parmi les plus performants d’Europe,
sur le plan énergétique et environnemental.


 
C’est une ambition importante et positive, qu’il faut continuer à défendre. En revanche, il serait sans doute nécessaire, pour un temps, de stabiliser les exigences réglementaires afin de permettre aux prix de se stabiliser également. 
L’objectif n’est pas forcément de baisser brutalement les prix - ce qui serait difficile dans le contexte actuel - mais au moins d’éviter qu’ils continuent d’augmenter, afin de ne pas creuser davantage l’écart avec les capacités financières des ménages. 

OIN 
Les obligations de production de logements sociaux influencent-elles également l’équilibre économique des projets immobiliers ? 

Nolwenn Lam Kermarrec 
 
Oui, bien sûr. Les objectifs de production de logements sociaux ont aussi un impact sur l’équilibre des opérations. Il est important de retrouver un juste équilibre. 
 
Cet équilibre pourra être atteint si le marché redémarre et si la production de logements repart. Cela permettra de répondre aux besoins en logements sociaux tout en maintenant une production de logements libres viable économiquement. 
 
Il faut donc parvenir à une péréquation raisonnable dans les politiques locales de l’habitat,
afin de garantir un équilibre durable entre logements sociaux et logements libres. 
 
OIN
Abordons le contexte actuel. Certains éditorialistes, sondages en main sur le “moral des entrepreneurs”, soulignent comment, finalement, la crise est devenue un état permanent pour les entreprises, tout secteur confondu : “elles font avec et se montrent très résilientes”. Vous partagez ce sentiment ? 

Nolwenn Lam Kermarrec 
 
Il est vrai que, ces dernières années, les crises se succèdent : crises sanitaires, économiques, géopolitiques ou encore politiques. Les entreprises doivent apprendre à composer en permanence avec ces incertitudes. 
On peut parler d’une certaine résilience des entreprises françaises, mais cela ne signifie pas que cette situation est sans conséquence. Beaucoup d’entreprises et de professionnels ont été fragilisés, et certains ont même été laissés sur le bord du chemin. 
 
Si la France continue de tenir, c’est grâce à la capacité d’adaptation et à l’engagement des chefs d’entreprise
et de leurs équipes, qui continuent à travailler, à investir et à faire avancer l’économie malgré un contexte difficile. 

Mais il ne faut pas en conclure que cette résilience est infinie. À force de demander toujours plus d’efforts aux entreprises, on finit par atteindre des limites. À un moment donné, il faut aussi redonner des perspectives, de la stabilité et de la croissance. 
Ce qui fait aujourd’hui la force du pays, c’est ce tissu entrepreneurial dynamique, composé de femmes et d’hommes qui croient en leur activité et en leur territoire. Mais pour que cette énergie puisse continuer à s’exprimer, il faut aussi un environnement économique et politique plus lisible et plus stable. 
 
OIN 
D’où la nécessité, plus que jamais, de dispositifs qui soient de vrais signes de soutien... en direction de
tous les publics ! 

Nolwenn Lam Kermarrec 
 
Oui, il faut désormais aller de l’avant. Ce statut constitue un signal positif et il peut contribuer à redonner de l’élan. Nous rencontrons aujourd’hui de nombreux clients et prospects qui ont envie de se projeter à nouveau dans des projets, dans la mesure de leurs capacités bien sûr. Après une période marquée par beaucoup d’incertitudes, il y a une volonté de retrouver une dynamique constructive, plutôt que de rester dans une vision pessimiste du marché. 
Notre rôle est précisément d’accompagner ces projets.
 
Les besoins existent, les projets sont là et le territoire breton reste solide et attractif.

Il est donc important de capitaliser sur ces signaux positifs, d’autant plus qu’en Bretagne les fondamentaux du marché immobilier demeurent robustes. 

Nous disposons par ailleurs d’outils permettant de répondre à des publics différents. Le Bail Réel Solidaire (BRS), par exemple, offre une solution pour des ménages qui avaient jusqu’ici des difficultés à accéder à la propriété. C’est un dispositif efficace pour favoriser l’accession à des prix plus accessibles. 

Dans le même temps, il est essentiel de continuer à s’adresser à l’ensemble des profils du marché : les propriétaires occupants, les investisseurs et aussi les acquéreurs de résidences secondaires. Ces publics ne doivent pas être opposés les uns aux autres. Au contraire, ils participent tous à l’équilibre et au dynamisme du marché immobilier. 
 
Nous avons besoin de cette diversité de profils
et il est important que les politiques publiques en tiennent compte.

 
Le développement équilibré du territoire passe par une approche inclusive, capable de répondre à l’ensemble des besoins et des usages du logement. 



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