"L’année 2024 avait été marquée par un net ralentissement du marché de l’immobilier d’entreprise à l’échelle nationale,
une tendance à laquelle notre territoire n’a pas échappé. Ce contexte s’est prolongé et renforcé en 2025, dans un
environnement international particulièrement instable et face à de nombreuses incertitudes politiques et écono-
miques en France." Tel est le constat établi ces derniers jour par la FNAIM 35 qui présentait comme chaque année son Panorama dédié. Extraits et commentaires de KEVIN LEVAIRE Président de la FNAIM Entreprises 35 (en Une Aeris )
"Si certains segments du marché laissent entrevoir des signes de reprise après plusieurs années de repli, l’immobi-
lier d’entreprise traverse toujours une phase de turbulences.
Le manque de visibilité sur les perspectives économiques incite les décideurs à adopter une posture prudente : les
décisions immobilières sont plus sélectives, plus réfléchies, intégrant davantage les enjeux de maîtrise des risques, des coûts et de flexibilité.
Dans ce cadre global, Rennes et sa métropole se distinguent par un positionnement pourtant favorable.
Territoire attractif, porté par un tissu économique diversifié, une qualité de vie reconnue et une dyna-
mique démographique soutenue, le marché rennais s’appuie sur des fondamentaux solides.
Il reste toutefois confronté aux évolutions structurelles observées à l’échelle nationale, notamment la gestion du foncier, la nécessaire adaptation, voire transformation de l’offre existante, le renforcement des exigences en matière
de qualité des immeubles."

( Aeris 2 )
Quid des investisseurs ?
Contexte national : 2025 dans la continuité de 2024
Belle résilience de la métropole rennaise
Le marché de l’investissement en immobilier d’entreprise connait un léger regain avec un volume de 17,6 Milliards d’€, cependant c’est un volume en baisse de 17% par rapport à la moyenne quinquennale.
L’environnement économique, avec une croissance pour la France projeté à 1%, reste précaire.
Dans ce contexte, la métropole Rennaise résiste avec un volume investi en bureaux de 90 M€ en 2025 versus 98 M€ en 2024.
En bureaux, à noter quelques opérations significatives :
- Aéris 1 et 2 à Cesson Sévigné : deux transactions, sur un quartier prime, aux
volumes > à 20M€. A noter que l’une d’elle est une VEFA pré-louée à 40%
- Sur Atalante Chapeaux, l’immeuble value add IROISE a été cédé à une foncière nationale pour près de 4M€
- A la Poterie, un actif « école » pour l’AFTEC a été cédé pour un peu plus de 12 M€
- Une école encore, dans le centre-ville, avec une réhabilitation d’un actif pour
l’INSEEC cédé à une banque pour près de 10M€.
En Activité et Logistique, il est comptabilisé un peu plus de 93 M€ investis avec notamment 2 opérations d’envergure :
- La cession du site Logistique de + de 32.000 m2 de STG à Noyal sur Vilaine en sale and lease back pour près de 20 M€
(18,4 M€ HD) auprès d’un family office
- L’acquisition en VEFA, par Otoktone 3i, de 25.000 m2 de locaux d’activité à Etrelle pour près de 28M€ auprès du promoteur
Legendre.
"Ces chiffres traduisent l’attractivité de notre territoire sur l’ensemble des classes d’actifs malgré un environnement économique difficile."
En ce qui concerne les taux de rendements pratiqués, il est constaté un maintien des valeurs avec des taux prime
à 6,25%, aussi bien pour les bureaux que pour les locaux d’activités, compte-tenu de la stratégie de diversification du patrimoine actée chez de très nombreux investisseurs.
Les perspectives 2026 ?
Le dynamisme du marché de l’investissement dépend toujours de celui du marché utilisateurs. Au regard des problématiques économiques et géopolitiques qui perdurent, 2026 devrait suivre la même trajectoire
que 2025.
Cependant les acteurs économiques ont appris depuis ces crises successive (Covid,Ukraine etc...) à composer avec
cette instabilité. Cette instabilité géopolitique nourrit également un potentiel sursaut européen et de possible investissement de réindustrialisation mais aussi numérique dans un but de souveraineté.
"Ce mouvement de fond pourrait être un facteur de croissance économique nécessaire pour retrouver des volumes
d’investissements plus conséquents."